Fil conducteur de la campagne
2009
Pendant 40 jours, je lis les lettres des 40 les plus délaissés:
Cette année, chaque jour de la campagne est centré sur une
lettre de quelqu’un du pays correspondant. Il s’agit dans
tous les cas de lettres écrites expressément pour la campagne,
répondant à la demande que nous avons faite aux auteurs
de nous parler un peu de leur terre, de leur situation personnelle et
de ce qu’ils aimeraient nous dire à nous des pays du Nord.
Ils ont tous eu la totale liberté d’expression pour nous
dire dans leur lettre ce qui leur paraissait opportun, sachant qu’ils
écrivaient directement aux habitants d’un pays développé
qui allaient les lire.
Entre août 2007 et octobre 2008, nous avons reçu une bonne
centaine de lettres. A partir de là, nous avons fait une sélection
de 40 qui sont proposées pour chacun des jours de carême;
les autres peuvent être lues dans la section “Autres lettres”
de chaque pays. Même si tous les auteurs ont déjà
reçu nos remerciements directement, nous tenons à redire
ici notre reconnaissance et notre gratitude à toutes les personnes
qui nous ont écrit.
Ces lettres constituent le fil conducteur de la campagne pour cette année:
40 jours à lire sur les plus délaissés, à
lire ce qu’ils veulent nous dire, à écouter leurs
préoccupations, leurs interpellations, leur reconnaissance, leur
vision de la vie et du développement.
En dépit des excellentes dispositions de tous les collaborateurs,
il faut ajouter que, dans bien des cas, il n’a pas été
facile d’avoir ces lettres. En fait, parfois cela n’a pas
été facile du tout!
Il est arrivé que, après l’enthousiasme du début,
la réalité nous ait conduits à déchanter!
Le P. Germán Arconada, des Pères Blancs l’a exprimé
clairement depuis Bujumbura (Burundi): “Je vous suis reconnaissant
et je vous félicite de vos efforts pour être proches des
40 les plus délaissés. C’est la meilleure façon
d’être humain et chrétien. Mais il n’est pas
facile d’avoir quelque chose par écrit. Les plus délaissés
ne communiquent pas facilement par écrit!”
C’est ainsi! Nous aurions aimé recevoir des lettres “des
plus délaissés parmi les délaissés”,
mais ceux-là, précisément, à cause de leur
condition, n’ont tout simplement pas même les moyens pour
écrire. En fait, parmi ces 40 auteurs de lettres, il y a de tout:
des femmes et des hommes, des jeunes et des adultes, des personnes qui
n’ont pas pu accéder à une éducation de base
– et qui ont écrit leur lettre avec l’aide d’autres
-, et aussi des professeurs d’université. La plupart d’entre
eux écrivent depuis leur propre pays, mais il en est qui le font
depuis un pays voisin où ils ont dû émigrer ou fuir
pour trouver refuge et sécurité; d’autres encore le
font depuis chez nous où ils sont arrivés comme émigrés.
Ainsi, nous nous rendons mieux compte de la diversité des situations
à partir desquelles les plus délaissés nous adressent
leur message.
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